Faibles Doses

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Tchernobyl, 26 avril 1986. La Biélorussie reçoit 70% des retombées de l’accident sur son sol. 23% de son territoire, où vivent plus de 2 millions de personnes dont 500 000 enfants, est durablement affecté. 30 ans après, la population continue de subir une contamination quotidienne, à 80% d’origine alimentaire. Minés par la pauvreté, parias dans leur propre pays, les habitants des zones contaminées n’ont pas le choix : ils consomment des denrées produites localement dont la teneur en radionucléides est souvent très élevée. Les conséquences de cette exposition chronique à des faibles doses sur la santé, notamment sur le développement des enfants ne sont pas reconnues par les organisations internationales. Pourtant 70% des 2000 enfants contrôlés dans la zone très contaminée de Gomel souffrent de pathologies cardiaques. Une augmentation des cancers, malformations et handicaps divers ont également été mis en évidence. Pour autant, le financement de recherches approfondies dans ce domaine n’est toujours pas à l’ordre du jour. Un manque de volonté partagé par les instances internationales comme l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et le régime autoritaire du président biélorusse.