Xavier Schwebel est photographe indépendant basé à Paris. Depuis la fin des années 1990, il s’intéresse à des territoires instables soumis à des réalités sociales, environnementales ou politiques complexes, ainsi qu’aux liens qui unissent ces espaces en mutation aux hommes et femmes qui les habitent.

Son travail s’inscrit dans une approche documentaire qui privilégie un regard sensible et une temporalité qui permet de dépasser le spectaculaire pour mieux rencontrer et rendre compte.


Il mène un premier projet sur la fin de l’exploitation charbonnière en France (“Dernier Charbon”, 2004) suivi d’un travail de fond sur les conséquences de la contamination liée à la catastrophe de Tchernobyl (“Faibles Doses”, Biélorussie, 2005-2006), série primée lors de la Bourse du Talent Kodak en 2007.


De 2004 à 2019, au travers de collaborations avec différentes ONG, il travaille sur des zones en tension soumises à des crises humanitaires majeures (Crise au Darfour, Tchad, 2004 / Tsunami au Tamil Nadu, Inde, 2005 / Séisme au Cachemire, Pakistan, 2005 / Guerre civile, Congo-Brazzaville, 2006 / Crise post-électorale, Côte d’Ivoire, 2011 / Conflit Kachin, Myanmar, 2015 / Processus de paix post-FARC en Colombie, 2018 / Développement et identité indigène en Amazonie, Brésil, 2019).


À l’occasion d’une collaboration avec l’écrivain Cécile Portier, il s’intéresse aux enjeux sociaux des délocalisations en France (“118, une fermeture ordinaire”, Selles-sur-Cher, 2005-2010) en suivant sur le long terme les conséquences de la fermeture d’une unité de production de céramiques sur un territoire en désindustrialisation dans le sud du Loir-et-Cher.


En 2010, il entame un nouveau travail en lien avec l’Institut Français d’Études Anatoliennes (I.F.E.A.) et l’Observatoire Urbain d’Istanbul (O.U.I.) sur les mutations urbaines en cours dans la mégalopole turque et les dérives autoritaires de la politique urbanistique de Recep Tayyip Erdogan. Ce projet a été présenté et exposé en France et à l’étranger (Biennale de Saint-Etienne, 2012, Porto Photo Fest, 2018).


Dans la lignée de ce travail, il est invité à rejoindre le projet collectif “Epicentres”, regards croisés sur les mutations en cours au sein de différents territoires du Grand-Paris. Le projet rassemble une dizaine de photographes autour de Raphaële Bertho, chercheuse, maîtresse de conférences en Arts et commissaire d’exposition (“Paysages Français”, BNF, 2018).


Ses travaux sont publiés dans Le Monde, The Sunday Times Magazine, The Australian, National Geographic France, D la Repubblica Magazine, La Vie, L’Obs, La Croix… Il répond également à des commandes émanant de clients institutionnels et privés.


Membre de l’agence coopérative Picturetank de 2007 à 2018.